LE DARWINISME: SOURCE DE LA SAUVAGERIE COMMUNISTE

Le communisme, l'une des idéologies les plus répandues dans le monde, est sans doute celle qui a causé le plus grand mal à l'humanité lors du dernier siècle qui fut témoin de tant d'actes sauvages et de violence. Le communisme atteignit son apogée au 19ème siècle, pendant la vie des deux philosophes allemands Karl Marx et Friedrich Engels. Les communistes firent couler tant de sang dans le monde qu'ils ont, de ce point de vue, surpassé les nazis et les impérialistes. Ils tuèrent des gens innocents et semèrent la violence, la crainte et le désespoir parmi l'humanité. Aujourd'hui encore, lorsque l'on mentionne un pays du "rideau de fer", il nous viendra tout de suite à l'esprit une image d'une communauté gouvernée par l'obscurité, la confusion et le désespoir ainsi que des images de rues sans vie, d'ennui et de crainte. Bien que le communisme se soit soi-disant éteint en 1991, ses débris existent toujours. Peu importe qu'une partie des communistes et marxistes "non-repentants" adoptent aujourd'hui une approche plus libérale; la philosophie matérialiste, cet aspect sombre du communisme et du marxisme qui détourne les gens de la religion et de la moralité, continue toujours de les influencer.

Cette idéologie qui fit régner la terreur dans les quatre coins du monde remonte en réalité aux temps anciens. La dialectique est l'approche qui permet de concevoir le développement de l'univers en terme de conflits. Marx et Engels se mirent à analyser l'histoire du monde en se basant sur cette approche. Marx soutint que l'histoire de l'humanité peut être résumée à l'histoire de conflits et que le conflit de l'époque se jouait entre ouvriers et capitalistes, les premiers se révolteraient et établiraient sous peu un régime communiste.

La caractéristique la plus saisissante des deux fondateurs du communisme est leur haine commune de la religion, un stigmate matérialiste. Marx et Engels étaient tous deux athées et voyaient en l'élimination des croyances religieuses l'étape nécessaire pour atteindre l'idéal communiste.

Pourtant, il manquait à Marx et Engels un élément essentiel en vue d'attirer un public plus large: une justification scientifique de leur idéologie. L'alliance dangereuse qui causa de la peine, du chaos, des tueries, et qui tourna frère contre frère tout en propageant le séparatisme au 20ème siècle apparut à ce moment-là. Darwin publia son livre, The Origin of Species, à la même époque. Il est très intéressant de noter que ses théories remplissent exactement les fonctions recherchées par Marx et Engels. Darwin prétendait alors que les êtres vivants se développaient à travers "une lutte pour la survie" ou "conflit dialectique". De plus, il niait la création et rejetait toutes croyances religieuses. Pour Marx et Engels, c'était une occasion à ne pas rater.

L'admiration que Engels et Marx avaient pour Darwin

Le darwinisme est donc d'une grande importance pour le communisme; seulement quelques mois après la publication du livre de Darwin, Engels écrivit à Marx: "Darwin, ce que je suis en train de lire en ce moment, est splendide."78

Marx répondit à Engels le 19 décembre 1860: "Ce livre contient la base de l'histoire naturelle soutenant notre point de vue."79

Dans une lettre écrite le 16 janvier 1861 par Marx à Lassalle, un autre de ses amis socialistes, il écrivit: "Le livre de Darwin est très important et me sert de base dans le domaine des sciences naturelles pour comprendre la lutte des classes dans l'histoire."80 ll révèle ainsi l'importance de la théorie de l'évolution pour le communisme. Marx justifia la sympathie qu'il avait pour Darwin en lui dédiant une copie de son travail le plus important, Das Kapital (Le capital). Il se définit comme étant "un admirateur sincère" du naturaliste anglais.81

Engels admet également son admiration pour Darwin:

La nature est l'épreuve de la dialectique, et l'on devrait dire qu'en dernier lieu, la nature travaille dialectiquement et non métaphysiquement... Dans ce rapport, Darwin doit être nommé avant tous les autres.82

Engels loua Darwin en le jugeant égal à Marx: "De même que Darwin découvrit la loi de l'évolution dans la nature organique, Marx découvrit la loi de l'évolution dans l'histoire humaine."83

Dans un autre de ses écrits, Engels souligne l'importance du fait que Darwin ait développé une théorie s'opposant à la religion:

Il (Darwin) détruit la conception métaphysique de la nature en prouvant que le monde organique d'aujourd'hui - les plantes, les animaux et par conséquent les hommes - est le produit d'un processus évolutif qui dure depuis des millions d'années.84

Peu de temps après, Engels démontra qu'il avait accepté la théorie de Darwin dans un article intitulé "la part jouée par le travail dans la transition du singe à l'homme".

Le chercheur américain Conway Zirckle explique de la façon suivante pourquoi les fondateurs du communisme ont immédiatement accepté la théorie de Darwin:

Marx et Engels ont accepté l'évolution presque immédiatement après que Darwin a publié The Origin of Species. La théorie de l'évolution était tout justement ce dont les fondateurs du communisme avaient besoin pour expliquer la venue de l'humanité sur terre sans intervention d'une force surnaturelle. Cette théorie pouvait donc être employée sans problème pour renforcer les bases de leur philosophie matérialiste. De plus, l'interprétation évolutionniste de Darwin - soit que l'évolution soit un produit de la sélection naturelle - leur fournit une hypothèse alternative à l'explication téléologique dominante de l'époque, soit que toutes les formes de vie sont adaptées à leurs conditions.85

Tom Bethell, de Harper's Magazine, explique le lien fondamental entre Marx et Darwin de la façon suivante:

Marx n'a pas été attiré par le livre de Darwin pour des raisons économiques, mais pour la raison fondamentale que l'univers de Darwin était purement matérialiste et que son interprétation n'impliquait plus de référence à des causes inobservables et immatérielles. Par ce respect, Darwin et Marx peuvent vraiment être considérés comme des camarades.86

Aujourd'hui, le lien entre le darwinisme et le marxisme est évident pour tout le monde. Les nombreuses biographies de Marx en sont du reste une preuve indéniable. Donnons l'exemple d'une biographie de Karl Marx décrivant ce lien:

Le darwinisme a présenté une série entière de vérités qui défendent le marxisme et qui le prouvent et le développent. La diffusion des idées évolutionnistes darwinistes a créé une terre fertile pour que les idées marxistes puissent être digérées dans leur ensemble par le prolétariat… Marx, Engels et Lénine ont attaché beaucoup d'importance aux idées de Darwin et ont souligné leur importance scientifique, ce qui accéléra la diffusion de ces idées.87

Comme nous venons de le voir, Marx et Engels étaient emballés par le concept de l'évolution de Darwin, car il formait le soutien scientifique nécessaire pour leur propre vue athée du monde. Or, ils avaient bien tort de penser de telle sorte. La théorie de l'évolution a connu son moment de gloire au moment où elle fut soutenue dans le milieu scientifique primitif du 19ème siècle, soit quand elle comportait des points flous et manquait de preuves scientifiques convaincantes. La science qui s'est développée dans la deuxième moitié du 20ème siècle a révélé l'invalidité de cette théorie. Cela provoqua la chute du mouvement et de l'idéologie communistes et ainsi que des idées matérialistes du darwinisme. (Pour plus de détails, voir Le Mensonge de l'Evolution de Harun Yahya). Cependant, comme les scientifiques matérialistes savaient pertinemment que la chute du darwinisme allait provoquer l'effondrement de leurs propres idéologies, ils ont essayé par tous les moyens de masquer les failles du darwinisme.

L'admiration des disciples de Marx et d'Engels pour Darwin

Les disciples de Marx et d'Engels, qui sont responsables de la mort de millions de personnes ainsi que de la détresse et douleur de bien d'autres encore, ont embrassé la théorie de l'évolution avec grands joie et intérêt.

Citons John N. Moore, qui discute de la relation entre la théorie de l'évolution et les leaders soviétiques qui appliquèrent les idées de Marx et d'Engels en Russie:

La pensée des leaders de l'URSS est profondément enracinée dans une perspective évolutionniste.88

Ce fut Lénine qui mena à terme la révolution communiste de Marx. Lénine, le leader du mouvement bolchevique communiste russe, réussit à déstabiliser le régime tsariste en Russie par la force des armes. La situation chaotique de l'après première guerre mondiale offrit aux bolcheviques l'occasion unique qu'ils cherchaient. Avec Lénine à la tête du mouvement, les communistes se sont finalement emparés du pouvoir par voie d'armes en octobre 1917. Après la révolution, la Russie fut la scène d'une guerre civile sanglante qui, durant trois ans, confronta les communistes et les partisans du tsar.

Tout comme les autres leaders communistes, Lénine a souvent souligné que la théorie de Darwin était la base fondamentale de la philosophie du matérialisme dialectique.

Lisons l'une de ses déclarations concernant le darwinisme:

Darwin mit fin à la croyance comme quoi les espèces animales et végétales n'avaient aucun rapport l'une avec l'autre, sauf hasardeux, que ces dernières furent créées par Dieu et qu'elles deviennent donc par définition immuables.89

Trotski, considéré comme le plus important architecte de la révolution bolchevique après Lénine, a lui aussi attaché une grande importance au darwinisme. Il avoua son admiration pour Darwin de la façon suivante:

La découverte de Darwin est le plus grand triomphe de la dialectique dans le champ entier de la matière organique.90

Suite à la mort de Lénine en 1924, Staline, considéré par beaucoup comme le dictateur le plus sanglant de l'histoire du monde, est passé à la tête du parti communiste. Pendant les 30 ans où il détint le pouvoir, Staline essaya maintes fois de prouver à quel point le communisme était un système impitoyable.

La première démarche qu'entreprit Staline fut de confisquer au nom de l'Etat les champs des paysans qui composaient quatre-vingts pour cent de la population russe. Au nom de cette politique de collectivisation des terres, qui était destinée à supprimer la propriété privée, la récolte de tous les villageois russes fut rassemblée par des fonctionnaires armés. La conséquence directe fut une famine épouvantable. Des millions de femmes, d'enfants et de personnes âgées qui ne trouvèrent rien à manger sont morts de faim. Le nombre de morts dans la seule région du Caucase fut d'un million.

Staline n'a pas hésité à envoyer des centaines de milliers de gens qui résistaient à cette politique vers les camps de travaux forcés redoutables de Sibérie (les goulags). Dans ces camps, presque tous les prisonniers y trouvèrent la mort, succombant aux conditions extrêmes et inhumaines qui y régnaient. D'autre part, des dizaines de milliers de gens furent exécutées par la police secrète de Staline. De plus, des millions de gens furent déportés dans les coins les plus éloignés de la Russie, y compris les Turcs de Crimée et du Turkestan.

De par ses politiques sanglantes, Staline tua environ 20 millions de personnes. Des historiens révélèrent que cette sauvagerie lui apportait une satisfaction personnelle. C'était pour lui un grand plaisir de s'asseoir derrière son bureau du Kremlin et d'examiner les listes de ceux qui venaient de mourir dans les camps de concentration ou qui venaient d'être exécutés.

En plus de son état psychologique personnel, l'influence principale qui le poussa à devenir un tueur aussi impitoyable fut la philosophie matérialiste en laquelle il croyait. Selon ses propres dires, la base fondamentale de cette philosophie était la théorie de l'évolution de Darwin. Il résuma l'importance qu'il attacha aux idées de Darwin par les mots suivants:

Il y a trois choses que nous devons faire pour désabuser les esprits de nos séminaristes. Nous devons leur apprendre l'âge de la terre, son origine géologique et les idées de Darwin.91

Durant son vivant, l'un de ses amis d'enfance expliqua dans son livre Les points de repère dans la vie de Staline comment Staline devint athée:

A un âge très jeune, alors qu'il était toujours élève à l'école ecclésiastique, le camarade Staline développa un esprit critique et eut des sentiments révolutionnaires. Il commença à lire Darwin et ainsi devint athée.92

Dans le même livre, G. Glurdjidze, un ami de jeunesse de Staline, raconte comment Staline cessa de croire en Dieu. Ce dernier lui aurait apparemment dit que la raison en était le livre de Darwin, qui lui recommandait par ailleurs fortement de lire.93

Un signe important de la foi aveugle que Staline avait dans la théorie de l'évolution était son refus de permettre l'enseignement des lois génétiques de Mendel pendant la période où il était au pouvoir. Ces lois, acceptées par le monde scientifique tout entier depuis le début du 20ème siècle, avaient clairement démenti l'hypothèse "des caractéristiques acquises pouvant être transmises aux générations postérieures" de Lamarck. Le scientifique russe Lysenko avait perçu cette découverte comme étant dangereuse pour la théorie de l'évolution et décida alors d'en parler à Staline. Staline fut impressionné par les idées de Lysenko et le désigna comme chef des associations scientifiques officielles. Aussi la science génétique, qui avait permis de remettre en question la théorie de l'évolution, n'a jamais été acceptée dans aucune des associations scientifiques et écoles de l'Union Soviétique et ceci jusqu'à la mort de Staline.

Durant la période stalinienne, l'Union Soviétique s'était métamorphosée en une vie chaotique où la vie de millions de gens était menacée en permanence et où tout un chacun risquait d'être emmené à tout moment, bien qu'innocents, et de subir des souffrances inimaginables sous n'importe quel prétexte. L'histoire du fascisme est elle aussi remplie de telles attitudes.

Quelques historiens se trompent quand ils évaluent ces événements, car ils essaient d'expliquer la cause de cette sauvagerie et cruauté par la nature déséquilibrée et psychopathe de personnages comme Lénine, Staline, Mao Tsé Toung, Hitler et Mussolini. Est-ce vraiment une coïncidence que le monde entier soit tombé en même temps entre les mains d'individus psychologiquement déséquilibrés?

Il est pourtant clair que tous ces gens et toutes ces idéologies furent nourris par la même inspiration qui fut dépeinte comme étant la seule voie justifiable. En d'autres termes, il exista un autre coupable derrière ces personnes. La raison qui permit à ces leaders inhumains et déséquilibrés d'entraîner avec eux des millions de gens et de commettre des crimes, n'était rien d'autre que cette force scientifique apparente dont l'appui leur fut donné par la philosophie matérialiste et le darwinisme.

Mao Tsé Toung: l'ambassadeur de Darwin et de Marx en Chine

Alors que Staline dirigeait son régime totalitaire, un autre régime communiste basé sur le darwinisme apparut en Chine. Les communistes, menés par Mao Tsé Toung, sont montés au pouvoir en 1949 suite à une longue guerre civile. Mao établit un régime oppressif et sanglant, tout comme son allié Staline, qui le soutint d'ailleurs fortement. La Chine est devenue la scène d'innombrables exécutions politiques. Dans les années qui suivirent, les jeunes miliciens de Mao, connus sous le nom de "gardes rouges", entraînèrent le pays dans une atmosphère de terreur totale.

 

Lisons comment Mao définit la base philosophique du système qu'il établit: "Le socialisme chinois est fondé sur Darwin et la théorie de l'évolution."94

Etant un marxiste athée et un fervent croyant en l'évolutionnisme lui-même, Mao décréta que le matériel de lecture employé pour l'alphabétisation pendant "le grand bond en avant" sera pris des écrits de Charles Darwin et autres matériels soutenant le paradigme de l'évolution.95

La théorie de l'évolution a servi de base à l'idéologie des communistes chinois qui sont arrivés au pouvoir en 1950. En réalité, les intellectuels chinois avaient accepté la théorie de l'évolution bien longtemps avant:

Durant le 19ème siècle, l'Ouest a considéré la Chine comme un géant dormant, isolé et noyé dans des traditions antiques. Peu d'Européens ont compris comment les intellectuels chinois avaient avidement saisi les idées évolutionnistes darwiniennes et vu en elles une impulsion pleine d'espoir pour le progrès et le changement. Selon l'auteur chinois Hu Shih (Les philosophies vivantes, 1931), le livre de Thomas Huxley Evolution and Ethics (L'évolution et l'éthique), publié en 1898, fut immédiatement acclamé et accepté par les intellectuels chinois. Des hommes riches ont patronné des éditions chinoises bon marché pour qu'elles puissent être largement distribuées aux masses.96

Ainsi, ceux qui se sont tournés vers le communisme et ont dirigé la révolution communiste faisaient partie de ces intellectuels qui avaient été "passionnément influencés" par des idées darwinistes.

Ce ne fut donc pas même difficile pour la Chine, malgré ses nombreuses croyances panthéistes profondes et son histoire, que de se faire prendre en tenailles par le darwinisme et le communisme. Dans un article édité dans le magazine New Scientist, le philosophe canadien darwiniste Michel Ruse écrivit ceci sur la Chine du début du vingtième siècle:

Ces idées ont immédiatement pris racine, car la Chine n'avait pas les barrières intellectuelles et religieuses innées à l'évolution qui existaient souvent à l'Ouest. En effet, il est vrai, qu'à certains égards, Darwin aurait presque pu être chinois! … La pensée taoïste et néo-confucéenne a toujours souligné "ce côté chose" des hommes. L'idée de notre être comme étant quelque chose d'identique à celui des animaux ne fut pas réellement nouvelle… De nos jours, la philosophie officielle est celle du marxisme-léninisme (un type). Cependant, sans l'approche matérialiste séculière du darwinisme (pris maintenant dans le sens large de philosophie sociale), la terre n'aurait pas été préparée pour que Mao et ses révolutionnaires puissent y semer leur graine et recueillir leur récolte.97

Comme Michel Ruse l'a mentionné ci-dessus, grâce à la diffusion des idées darwinistes dans la société, la Chine accepta facilement le communisme. Le peuple chinois, induit en erreur par les idées de Darwin, observa sans broncher tous les massacres perpétrés par Mao Tsé Toung, l'un des tueurs les plus cruels de l'histoire.

De plus, le communisme est responsable de la propagation de conflits armés de type guérilla, d'actes sanglants de terrorisme et de guerres civiles et ceci non seulement en Chine mais dans beaucoup de pays. La Turquie fut du reste l'un de ceux-ci. Dans les années 1960 et 1970, des groupes armés cherchant à déstabiliser l'Etat entraînèrent la Turquie dans le terrorisme dans l'espoir de réaliser une révolution communiste. Après 1980, le terrorisme communiste a rejoint le courant du séparatisme et fut la cause derrière la mort de dizaines de milliers de Turcs, de policiers et de soldats faisant leur devoir.

L'idéologie communiste, responsable d'un fléau qui ravagea le monde pendant 150 ans, se développa toujours parallèlement au darwinisme. Même aujourd'hui, les communistes restent les principaux partisans du darwinisme. Du reste, chaque fois qu'il se passe une investigation à l'encontre de ces cercles d'intellectuels soutenant la théorie de l'évolution, nous trouvons des marxistes aux premiers rangs, et ceci dans à peu près chaque pays. Comme Karl Marx l'a d'ailleurs dit, la théorie de l'évolution forme la base de l'idéologie communiste consacrée aux sciences naturelles et donne au manque de religion du communisme son support scientifique le plus erroné et important.

La base de l'alliance entre le darwinisme et le communisme: la haine contre la religion

Comme nous l'avons expliqué auparavant, la raison la plus importante de la fidélité qui existe entre matérialistes et communistes et le darwinisme est cet appui apparent que le darwinisme donne à l'athéisme. La philosophie matérialiste exista toujours dans l'histoire, mais jusqu'au 19ème siècle, la plupart des philosophes s'étaient limités à la théorie. La meilleure explication réside dans le fait que la plupart des hommes de science de l'époque croyaient en Dieu et en la réalité de la création. Mais au 19ème siècle, la philosophie matérialiste et la théorie de Darwin commencèrent à être appliquées aux sciences naturelles. Le darwinisme était la base la plus importante soutenant la culture matérialiste irréligieuse qui marqua le 19ème siècle et révéla ses effets pendant le 20ème siècle.

Les idéologies nées de cette culture matérialiste sont responsables du déclenchement de deux grandes guerres mondiales, ainsi que d'innombrables guerres civiles et actes de terrorisme, de génocide, d'extermination et de sauvagerie. A cause de ces dizaines de catastrophes, des millions de gens perdirent leurs vies et des centaines de millions furent honteusement opprimés et durent subir le pire des traitements.

Les terroristes influencés par le darwinisme-matérialisme, ont été se réfugier dans des montagnes et vécurent dans des cavernes dans des conditions épouvantables, tout comme les animaux dont ils prétendaient être descendus. Ils arrivaient à massacrer des hommes sans penser aux conséquences et assassiner des bébés, des personnes âgées et des innocents. En ne considérant ni eux-mêmes ni personne d'autre comme étant des êtres vivants créés par Dieu avec une âme, un esprit, une conscience et une capacité de compréhension, ils se comportèrent les uns envers les autres de la façon dont les animaux le font entre eux-mêmes. La destruction de douzaines d'églises et de mosquées par Staline est juste un exemple de la haine qu'avait le communisme contre la religion.

Dans son livre The Long War Against God (La longue guerre contre Dieu), Henry Morris décrivit ce lien de la façon suivante:

Malgré ses failles scientifiques, le caractère soi-disant scientifique de la théorie de l'évolution fut employé pour justifier toutes sortes de systèmes et de pratiques impis. La plus réussie de ceux-ci semble être jusqu'à présent le communisme. Cela signifie que tous ses adhérents dans le monde entier se sont trompés en pensant que le communisme était le juste système, car il était soi-disant basé sur la science de l'évolution.98

L'hostilité du communisme et du matérialisme envers la religion s'est manifestée dans toute sa violence pendant le soulèvement bolchevique. Des églises et des mosquées furent complètement démolies et les ecclésiastiques furent les premiers à être éjectés hors de "la nouvelle société socialiste". Malgré le fait que la plupart des membres de la société était des gens religieux, ils furent soudainement entravés d'effectuer leurs devoirs religieux. Pour enlever de l'équation les dimanches, jour où les Chrétiens se rendaient habituellement à l'église, le jour de repos commun fut aboli. Dès lors, chacun allait travailler durant cinq jours, mais le jour de repos pouvaient tomber n'importe quel jour de la semaine. Cette mesure fut prise d'une manière délibérée par les communistes "afin de faciliter la lutte pour éliminer la religion".99 A la suite de cet événement, de nouvelles mesures furent instaurées contre les ecclésiastiques en 1928 et en 1930: leurs impôts augmentèrent de 10 fois, leurs coupons d'alimentation furent confisqués, ils ne bénéficièrent plus de la sécurité sociale et ne jouirent donc plus d'aucun droit civil; de plus, ils furent souvent arrêtés, déplacés de leurs postes et envoyés en exil. En 1936, environ 65 pour cent des mosquées et 70 pour cent des églises avaient été détruites.

Les mesures les plus violentes prises contre la religion se déroulèrent en Albanie. Enver Hodja, le leader communiste albanais connu pour n'avoir aucune religion, proclama l'Albanie comme étant le premier pays athée au monde. Les ecclésiastiques furent arrêtés sans raison et certains d'entre eux tués lors de leur détention. En 1948 déjà, deux évêques et 5.000 ecclésiastiques avaient été tués. Les musulmans furent assassinés de la même manière. Le mensuel littéraire Nendori annonça que 2.169 mosquées et églises avaient été fermées, dont 327 étaient des édifices religieux catholiques.

La raison de toutes ces pratiques est sans l'ombre d'un doute la volonté du communisme de former des sociétés niant aveuglément l'existence de Dieu, n'ayant aucun rapport avec la religion, croyant et estimant la matière seule. En réalité, c'était une des cibles cachées principales du communisme. En effet, les leaders communistes savaient pertinemment qu'ils pourraient manipuler les gens seulement si ceux-ci devenaient mécanisés, insensibles, impassibles et surtout non-croyants. De cette manière, il était possible de leur faire effectuer autant de meurtres qu'ils le voulaient. Les prétentions du darwinisme, qui ont soutenu l'athéisme et justifié toutes sortes d'oppression, de cruauté, de conflits et de meurtres, soit tous des actes interdits par la religion, ont manifestement encouragé la venue au 20ème siècle d'idéologies qui firent couler du sang et tuèrent comme jamais. C'est pour cette raison que ce siècle dernier fut témoin de guerres incessantes, de massacres, de rébellions, d'actes de violence, de combat et de haine.

L'oppression et la violence infligées au monde par les communistes darwinistes

L'anarchie et la terreur sont deux outils indispensables du marxisme et du communisme. La tendance du marxisme pour le terrorisme et la violence s'est révélée pour la première fois dans l'expérience de la Commune de Paris (1870), à l'époque où Marx était encore en vie. Puis, à l'époque de Lénine, qui mit réellement la théorie de Marx en pratique, le terrorisme devint indispensable à l'idéologie communiste. Les communistes firent couler le sang de millions de gens aux quatre coins du monde et les firent souffrir et vivre dans la crainte et la violence en établissant des organisations terroristes. Comme nous le verrons dans les pages suivantes, tout le monde se souvient de l'oppression que ces leaders communistes ont exercée et tous les meurtres qu'ils ont commis. Néanmoins, il existe toujours quelques personnes qui couvrent leurs murs des portraits de ces assassins impitoyables et sanguinaires et qui les considèrent toujours comme leurs guides.

Bien que certains communistes nient que la violence et le terrorisme soient des pratiques communistes et qu'ils légitiment ces actes par des justifications d'applications individuelles et rares, il existe une vérité indéniable: les fondateurs du communisme défendirent personnellement la violence et le terrorisme et les considérèrent comme étant des éléments essentiels de leur idéologie. Le professeur de science politique américain Samuel François commenta à ce sujet:

Marx et Engels ont toujours spécifié que la révolution devait être violente et que les révolutionnaires devaient user de la violence contre les hommes au pouvoir. Dans quelques cas, ils ont même exprimé leur soutien aux actes terroristes.100

Karl Marx dit un jour que "l'insurrection était autant un art que la guerre" et prit les paroles suivantes de Danton, l'un des principaux partisans de la révolution française de 1789, et en forma un principe: "De l'audace, de l'audace, et encore de l'audace."101 Il existe des discours clairs de Lénine quant à la nécessité d'avoir systématiquement recours au terrorisme. Voici quelques parties d'entre eux:

En réalité, l'Etat n'est rien d'autre qu'un instrument d'oppression d'une classe par une autre. La dictature est quant à elle une autorité basée sur la force et qui n'est pas limitée par un cadre de lois... La dictature révolutionnaire du prolétariat devait être cette autorité accaparée et entretenue grâce à l'usage de la violence du prolétariat contre la bourgeoisie; soit cette autorité qui n'est limitée par aucune loi.102

Nous ne sommes pas du tout opposés à l'assassinat politique… Seuls des actes terroristes individuels non isolés du mouvement global ont de la valeur.103

Pour prendre le pouvoir, les ouvriers détenant une conscience de classe doivent obtenir la majorité de leur côté. Tant que la violence n'est pas utilisée contre les dirigeants, il n'existe aucune alternative pour accaparer le pouvoir.104

Durant une réunion de la classe ouvrière, Lénine donna un discours terrifiant sur la nécessité du terrorisme:

Si les masses ne se révoltent pas spontanément, cela ne mènera à rien… Car tant que nous ne réussissons pas à traiter les spéculateurs de la façon qu'ils méritent - soit avec une balle dans la tête - nous n'arriverons à nulle part.105

Trotski, l'un des leaders les plus importants de la révolution d'octobre en Russie, rajouta ceci, confirmant les mots de Lénine:

Mais la révolution demande à la classe révolutionnaire qu'elle parvienne à ses fins à l'aide de toutes les méthodes disponibles et si nécessaire, par une révolte armée; si requis, par le terrorisme.106

Trotski alla même plus loin dans un autre discours:

Notre seul choix est maintenant la guerre civile. La guerre civile est la lutte pour le pain… Vive la guerre civile!107

Les principes des théoriciens communistes tels que Lénine et Trotski furent mis en pratique lors de la révolution bolchevique en Russie. Pendant la période révolutionnaire, en automne 1917, de nombreux massacres et pillages d'une violence incroyable eurent lieu. Ceux qui étaient contre la révolution ou soupçonnés de l'être furent rassemblés sans raison, arrêtés et tués: leurs maisons furent pillées et détruites. Le terrorisme, qui commença donc avec Lénine et Trotski, continua et empira sous Staline.

Harrison E. Salisbury du New York Times décrivit les camps de prison du système soviétique comme:

… un continent entier de terreur… Comparés avec ceux qui exécutèrent des centaines de milliers de personnes et provoquèrent la mort de millions d'autres en Union Soviétique, l'époque des Tsars nous semblent presque bénie… Nous restons perplexes devant la pensée d'un mal systématisé, routinier, pendant lequel trois ou quatre ou plus de millions d'hommes et de femmes furent condamnés chaque année au travail forcé et à l'exil éternel. Tout ceci se passa d'une façon si fortuite que les prisonniers n'étaient souvent même pas prévenus de leurs sentences... 108

Des peuples non-russes et tout particulièrement les Turcs de Crimée, les Turcs d'Asie Centrale et les Kazakhs, subirent le terrorisme du système soviétique. Des cours juridiques spéciales, nommées troiki, furent établies pour nettoyer la société russe des Kazakhs. En octobre 1920, ces troiki seuls avaient condamné à mort plus de 6.000 personnes. Ces ordres furent immédiatement conduits. Les familles et parfois même les voisins de ceux qui s'opposaient au régime et qui ne pouvaient être appréhendés furent systématiquement pris comme otages et envoyés dans des camps de concentration. Martin Latsis, chef d'un de ces camps en Ukraine, admit dans un de ses rapports que ceux-ci étaient des camps de la mort:

Réunis dans un camp près de Maïkop, des otages, des femmes, des enfants et des vieillards survivent dans les conditions les plus épouvantables dont le froid et la boue d'octobre… Ils tombent comme des mouches. Les femmes font tout pour échapper à la mort. Les soldats qui gardent le camp en profitent et les traitent comme des prostituées.109

Sous l'influence de Darwin, les révolutionnaires communistes tuèrent des gens d'une façon affolante. Les documents de l'époque révélèrent que leur but unique était l'extermination totale. Leur maxime aurait bien pu être: plus de personnes tuées, plus de succès! Le fait qu'ils projetèrent d'anéantir toute personne soupçonneuse fit partie intégrale de l'une de leurs décisions:

Le Pyatigorsk Cheka (Comité extraordinaire pour la guerre contre la contre-révolution) décida d'exécuter 300 personnes par jour. Ils divisèrent alors la ville en différents quartiers, prirent un quota de gens dans chacun des quartiers et ordonnèrent au Parti de rédiger les listes d'exécution… A Kislovodsk, en l'absence d'une meilleure idée, il fut décidé de tuer les gens qui étaient à l'hôpital.110

Le journal Krasnyi Mech (L'épée rouge), qui soutenait les communistes, déclara que ces derniers se permirent tout et crurent que le sang devait couler pour que la couleur du drapeau rouge puisse se former.

A nous, tout est permis, car nous sommes les premiers à lever l'épée non pas pour opprimer les races et les réduire à l'esclavage, mais pour libérer l'humanité de ses chaînes… Sang? Laissez le sang couler comme de l'eau! Laissez le sang colorer pour toujours le drapeau de pirate noir volé par la bourgeoisie et laissez notre drapeau être rouge comme du sang pour toujours! Car c'est seulement par la mort du vieux monde que nous pourrons nous libérer pour toujours du retour de ces chacals!111

En plus de toute cette torture, Staline fonda "des détachements de réquisition" pour emporter les produits des paysans par force. Ces unités étaient responsables de toutes sortes d'oppression. Un inspecteur écrivit le 14 février 1922:

Les abus de position commis par les détachements de réquisition ont à vrai dire maintenant atteint des niveaux incroyables. Systématiquement, les paysans arrêtés sont enfermés dans de grandes granges non chauffées; ils sont ensuite fouettés et menacés de l'exécution. Ceux qui n'ont pas rempli tout leur quota seront attachés et forcés à courir nus tout le long de la rue principale du village; ils seront ensuite enfermés dans un autre hangar non chauffé. Un grand nombre de femmes ont été battues jusqu'à ce qu'elles perdent connaissance, puis jetées nues dans des trous creusés dans de la neige…112

Staline était convaincu que l'Espagne représentait une belle occasion pour l'URSS et que l'intervention dans ce pays porterait ses fruits. C'est pourquoi il prit position et soutint les communistes durant la guerre civile espagnole. Mais à cause de cela, le terrorisme s'est propagé en Espagne.

Un autre exemple d'oppression et de torture fut un camp de concentration où 200 antistaliniens furent détenus au début de 1938. Lisons le commentaire d'une victime du moment où "les staliniens décidaient d'ouvrir une Tcheka";

Un petit cimetière était vidé tout près. Les tchékistes avait une idée diabolique: ils laisseraient les tombes du cimetière ouvertes, avec les squelettes et les corps se décomposant en pleine vue. C'est là qu'ils enfermèrent les prisonniers les plus résistants. Ils avaient quelques méthodes de torture notamment très brutales. Beaucoup de prisonniers furent accrochés par leurs pieds, à l'envers, pendant des jours entiers. Ils en enfermèrent d'autres dans des armoires minuscules comportant un seul petit trou d'air près du visage pour respirer… L'une des pires méthodes était connue sous le nom de "tiroir"; les prisonniers étaient forcés de s'accroupir dans des boîtes carrées minuscules pendant plusieurs jours. Certains furent tenus là, incapables de se mouvoir, pendant huit à dix jours.113

En 1931, le Pape Pie XI nous révéla dans l'encyclique Quadragesimo Anno la quantité de douleur infligée par le communisme:

Le communisme enseigne et cherche deux objectifs: une lutte des classes inexorable et l'extinction complète de la propriété privée. Il ne le fait pas secrètement ou par des méthodes cachées, mais publiquement, ouvertement et en employant tous les moyens possibles, même les plus violents. Pour atteindre ces objectifs, rien ne lui fait peur, il n'existe rien pour lequel il éprouve du respect ou de la révérence. Quand il monte au pouvoir, il est féroce dans sa cruauté et inhumain. Les vastes régions dévastées et détruites dans toute l'Europe de l'Est et en Asie en sont témoins.114

Comme nous venons de le dire, le communisme visait à une lutte des classes impitoyable et à la complète élimination de la propriété privée. Autrement dit, son objectif était l'application de la théorie de l'évolution, que Darwin avait testée dans le domaine biologique, aux sociétés humaines, et de garder les gens à l'état animal sauvage naturel, soit en conflit et en guerre constants.

Les désastres provoqués par le communisme ne se sont pas limités à la Russie. Un des pays qui fut horriblement affecté fut la Chine.

Le darwiniste Mao Tsé Toung et ses massacres

Mao Tsé Toung, le leader communiste de la Chine, a eu deux guides ou mentors importants: l'un d'entre eux fut Darwin, comme nous venons de le mentionner, et l'autre Staline. Ces deux personnages synonymes de tragédies et de souffrance, dont les traits sont facilement identifiables dans la personnalité de Mao, ont causé de grandes tragédies et ont laissé leur empreinte sur une période longue et sombre de l'histoire de la Chine. Six à dix millions de personnes succombèrent aux directives de Mao Tsé Toung, plusieurs dizaines de millions de contre-révolutionnaires ont passé une grande partie de leurs vies en prison, où 20 millions d'entre eux sont morts. De plus, vingt à quarante millions de personnes sont morts de famine entre les années 1959-1961, suite à la politique du "grand bond en avant", témoignant ainsi des terribles conséquences de la politique extrémiste de Mao. Le massacre de la place Tienanmen de juin 1989 (environ 1.000 morts) est un autre exemple de ce que la Chine a subi durant son histoire récente. Finalement, ajoutons que les assassinats et le génocide perpétrés à l'égard de la population musulmane turque du Turkestan Oriental continuent toujours.

La révolution communiste chinoise est témoin d'importants actes de sauvagerie et autres événements incroyables. Les personnes, qui se sont retrouvées dans une sorte d'hypnose collective, ont causé et soutenu toutes sortes d'actes sauvages et l'ont démontré en s'exaltant après chaque meurtre commis. Le Livre Noir du Communisme, préparé par un groupe d'historiens et d'enseignants, décrivit les pratiques sauvages du communisme de la façon suivante:

Le peuple fut invité aux procès publics des "contre-révolutionnaires", finalement presque toujours condamnés à la mort. Tout le monde participa aux exécutions, en criant "à mort, à mort" aux Gardes Rouges dont la tâche principale était de découper en morceaux le corps des victimes. Parfois, les morceaux restant étaient cuits, puis mangés et même, dans certaines situations, les membres de la famille de la victime se voyaient forcées à prendre part au "repas". Tout un chacun était alors invité à participer à un banquet où le foie et le cœur de la victime étaient partagés et où un orateur haranguait la foule en exultant fièrement des rangées de têtes récemment coupées et embrochées sur des pieux. Cette fascination pour le cannibalisme vengeur, qui fut également commun au régime de Pol Pot, rappelle un archétype très ancien d'Asie Orientale qui revient d'une façon récurrente dans les moments cataclysmiques de l'histoire chinoise.115

Le nombre amer de victimes de la sauvagerie communiste

De semblables exemples de sauvagerie se passèrent dans chaque pays où le communisme prit les commandes: au Cambodge, en Corée du Nord, au Laos, au Viêt-Nam et dans d'autres pays de l'Europe de l'Est ou d'Afrique. Le coût en sang de ces atrocités fut d'ailleurs exposé dans Le Livre Noir du Communisme:

Il existe des traits similaires communs à tous ces régimes pouvant être associés à une sorte de modèle malgré le fait que la mise en pratique varia dans certaines mesures. Ce modèle inclut de nombreuses exécutions par divers moyens tels que pelotons d'exécution, pendaison, noyade, passages à tabac et, dans certains cas, par gazage, empoisonnement ou encore par "accidents de la route". De plus, d'autres armes furent utilisées telles que famines volontaires, rétention alimentaire ou toutes les deux, ainsi que par déportations massives dans de conditions affreuses pouvant mener à la mort. De plus, personne ne se sentait en sécurité dans son propre domicile dû à la politique du travail obligatoire, qui généra de nombreux décès (épuisement, maladie, faim, froid). Les périodes de "guerre civile" sont encore plus complexes à analyser: il n'est en effet pas toujours facile de distinguer les événements causés par la lutte entre différentes factions et le gouvernement des actes directement et volontairement perpétrés contre la population civile.

Nous devons toutefois commencer par quelque part. L'estimation brute suivante, basée sur des chiffres non-officiels, nous donne une idée globale de l'échelle et de la sévérité de ces crimes:

U.R.S.S.: 20 millions de morts

Chine: 65 millions de morts

Viêt-Nam: 1 million de morts

Corée du Nord: 2 millions de morts

Cambodge: 2 millions de morts

Europe de l'Est: 1 million de morts

Amérique latine: 150.000 morts

Afrique: 1.7 millions de morts

Afghanistan: 1.5 millions de morts

Mouvements communistes internationaux et partis communistes n'étant pas au pouvoir: environ 10.000 morts

Le total approche donc le nombre de 100 millions de personnes tuées.116

Conclusion: le communisme est une terreur causée par une absence de religion

Quiconque veut bien considérer les massacres, les meurtres et la souffrance délibérément infligés sur des personnes par les communistes, les nazis ou les colonialistes, se demandera comment les partisans de ces idées ont réussi à se distancer autant des principes partagés par l'humanité. L'unique raison de la sauvagerie et de l'oppression commises par ces leaders réside dans le fait que ceux-ci avaient rejeté la religion et donc la crainte de Dieu. Un être humain qui craint Dieu et qui détient une foi ferme en l'au-delà sera certainement incapable de commettre les actes oppressifs injustes et mortels que nous venons de décrire. En outre, même si l'on sème le doute au sein d'une personne croyante, celle-ci ne se laissera jamais emporter par une idéologie aussi déviante.

Néanmoins, les non-croyants qui ne craignent pas Dieu ne connaissent aucune limite. Un peu d'encouragement suffirait à une personne qui est sûr que lui-même et tous les êtres vivants sont apparus par hasard à partir de matière inanimée, et qui croit que ses ancêtres étaient des animaux et qui finalement nie fermement la présence de tout sauf de la dite matière, pour qu'elle commette facilement toutes sortes de cruautés. A première vue, il pourrait nous sembler que ces gens sont inoffensifs: cependant, en fonction des circonstances, ils pourraient se transformer en tueurs commettant massacres, assassinats et passages à tabac sur d'autres personnes n'acceptant pas leurs idées. Ces personnes deviennent submergées par la haine, le dégoût et la violence, tout simplement parce que leur perspective du monde et les valeurs en lesquelles ils croient nécessitent cela.

En 1983, Alexandre I. Soljenitsyne, lauréat du Prix Nobel de littérature 1970, a donné un discours à Londres au cours duquel il essaya d'expliquer pourquoi tant de mal était arrivé à son peuple:

Il y a plus d'un demi-siècle, quand j'étais toujours un enfant, je me rappelle que l'écoute d'un certain nombre de vieillards nous offrait l'explication suivante quant aux grands désastres qui étaient arrivés à la Russie: "Les hommes ont oublié Dieu; c'est pourquoi tout cela s'est arrivé."

Depuis lors, j'ai passé presque 50 ans de ma vie à travailler sur l'histoire de notre révolution; j'ai lu des centaines de livres, rassemblé des centaines de preuves personnelles et j'ai déjà écrit huit volumes tentant de déblayer les décombres laissés par ce bouleversement. Mais, si l'on me demandait aujourd'hui de formuler avec précision les causes principales de cette révolution très coûteuse en vies humaines (60 millions), je ne pourrais pas l'expliquer avec de meilleurs mots que: "Les hommes ont oublié Dieu; c'est pourquoi tout cela s'est arrivé."118

Cette assertion de Soljenitsyne est tout à fait correcte. En effet, la seule chose qui pourrait avoir entraîné une société dans une aussi grande terreur, mais aussi à fermer les yeux à toutes sortes d'oppression, à devenir passive, est qu'elle a oublié Dieu. Toutefois, nous savons que Dieu n'oublie et ne se trompe jamais. Les chefs communistes sans merci étaient sûrs d'avoir fondé un système de gouvernement propre à eux qui leur permettait de posséder pouvoir et force. Ils ont même organisé des réunions secrètes, où ils se sont échangés des idées oppressives visant à renforcer leur pouvoir en infligeant des souffrances futures sur des gens. Cependant, au même moment, Dieu était au courant et Il n'hésitera pas à répondre à tous ces actes commis. Il l'annonça ainsi dans le Coran:

… Le jour où Allah les ressuscitera tous, puis les informera de ce qu'ils ont fait. Allah l'a dénombré et ils l'auront oublié. Allah est témoin de toute chose. Ne vois-tu pas qu'Allah sait ce qui est dans les cieux et sur la terre? Pas de Nadjwâ (conversation secrète) entre trois sans qu'Il ne soit leur quatrième, ni entre cinq sans qu'Il n'y soit leur sixième, ni moins ni plus que cela sans qu'Il ne soit avec eux, là où ils se trouvent. Ensuite, Il les informera, le jour de la Résurrection, de ce qu'ils faisaient, car Allah est Omniscient. (Sourate al-Moudjâdalah, versets 6-7)

Il existe également de nombreux groupes qui suivirent et obéirent à ces impitoyables leaders. Leur situation est inscrite dans le Coran: "Allah n'est point injuste à l'égard des gens, mais ce sont les gens qui font du tort à eux-mêmes." (Sourate Younous, verset 44) Autrement dit, toutes ces personnes n'ont cessé de s'opprimer mutuellement en suivant des leaders darwinistes tout en oubliant la religion de Dieu. Un autre verset nous révèle que ce sont les gens eux-mêmes qui provoquent le mal qui a lieu dans le monde:

La corruption est apparue sur la terre et en mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu'[Allah] leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont œuvré, peut-être reviendront-ils (vers Allah). (Sourate ar-Roum, verset 41)

La seule façon d'empêcher que des désastres pareils ruinent à nouveau l'humanité est que les gens vivent avec la foi en Dieu et en l'au-delà, sans oublier qu'ils devront rendre compte un jour de tous leurs actes. Ils doivent de plus se conformer au Coran que Dieu a transmis à tous pour nous permettre de posséder une bonne morale constituée d'amour, de compassion, de pitié et de dévotion, toutes prescrites dans le Coran.

Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions. (Sourate an-Nahl, verset 97)


NOTES

78- Conway Zirkle, Evolution, Marxian Biology and the Social Scene, Philadelphia: University of Pennsylvania Press, 1959, pp.85-87.
79- Conway Zirkle, Evolution, Marxian Biology and the Social Scene, Philadelphia: University of Pennsylvania Press, 1959, pp.85-87.
80- Conway Zirkle, Evolution, Marxian Biology and the Social Scene, Philadelphia: University of Pennsylvania Press, 1959, pp.85-87.
81- Stephen Jay Gould, Ever Since Darwin, W. W. Norton & Company, New York 1992, p.26.
82- Friedrich Engels, Socialism: Utopian and Scientific, Foreign Languages Press, Peking 1975, p.67.
83- Gertrude Himmelfarb, Darwin and the Darwinian Revolution, London: Chatto & Windus, 1959, pp.348-9.
84- Friedrich Engels, Socialism: Utopian and Scientific, Foreign Languages Press, Peking 1975, p.67.
85- Conway Zirkle, Evolution, Marxian Biology and the Social Scene, (University of Pennsylvania Press, 1959), pp.85-86.
86- Tom Bethell, "Burning Darwin to Save Marx", Harper's Magazine, (Décembre 1978), p.37.
87- Karl Marx Biyografi, Öncü Yayýnevi, p.368.
88- John N. Moore, The Impact of Evolution on the Social Sciences, Impact No: 52, www.icr.org/pubs/imp/imp-052.htm.
89- Marshall Hall, Hitler, Lenin, Stalin, Mao et al: The Role of Darwinian Evolutionism in Their Lives, http://www.fixedearth.com/hlsm.html.
90- Alan Woods and Ted Grant, Reason in Revolt: Marxism and Modern Science, London:1993.
91- Kent Hovind, The False Religion of Evolution, http://www.royalse.com/scroll/evolve/ndxng.html.
92- E. Yaroslavsky, Landmarks in the Life of Stalin, Moscow: Foreign Languages Publishing House, 1940, p.8; cité par Paul G. Humber dans Stalin's Brutal Faith, Vital articles on Science/Creation, octobre 1987, Impact No: 172.
93- E. Yaroslavsky, Landmarks in the Life of Stalin, Moscow: Foreign Languages Publishing House, 1940, p.8; cité par Paul G. Humber dans Stalin's Brutal Faith, Vital articles on Science/Creation, octobre 1987, Impact No: 172.
94- K. Mehnert, Kampf um Mao's Erbe, Deutsche Verlags-Anstalt, 1977.
95- Marshall Hall, Hitler, Lenin, Stalin, Mao et al: The Role of Darwinian Evolutionism in Their Lives, http://www.fixedearth.com/hlsm.html.
96- Robert Milner, Encyclopaedia of Evolution, 1990 p.81.
97- Michael Ruse: The Long March of Darwin, New Scientist 103, août 16, 1984: 35; cité dans The Long War Against God, Henry M. Morris, Baker Book House, 1989, pp.85-86.
98- David Jorafsky, Soviet Marxism and Natural Science, New York: Columbia University Press, 1961, p.4.
99- Nicolas Werth, "Le Pouvoir soviétique et l'Eglise orthodoxe de la collectivisation à la Constitution de 1936", Revue d'études comparatives Est-Ouest nos: 3-4, 1993, pp.41-49; cité par Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin dans The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.172.
100- Samuel T. Francis, The Soviet Strategy of Terror, The Heritage Foundation, 1981, p.46.
101- V. I. Lenin; Collected Works, 4ème édition anglaise, Progress Publishers, Moscow, 1964, p.180.
102- V. I. Lenin, The Proletarian Revolution and The Renegade Kautsky (Moscow: Foreign Languages Publishing House, 1952, pp.20, 32-33).
103- V. I. Lenin, Collected Works, Moscow, vol.35, p.238.
104- V. I. Lenin, Collected Works, vol. 24, pp.38-41, Progress Publishers, Moscow, 1964.
105- V.I. Lenin, Polnoe sobranie sochinenii, Moscow, Gos.-izd-vo polit. Lit-ry, 1958-1966, 35: 311, cité par Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin dans The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.59.
106- Ann Arbor, Leon Troçki, Terrorism or Communism, University of Michigan Press, 1961, p. 58.
107- Protokoly zasedanii VSIK 4-sozyva, Stenograficheskii otchet (Moscou, 1918), p.250.
108- Harrison E. Salisbury, "Reading The Gulag Archipelago is like no other reading experience of our day," Book-of-the-Month Club NEWS, Midsummer, 1974, pp. 4-5.
109- Le Centre Russe pour la Conservation et l'Etude des Documents Historiques, Moscou, 17/84/75/59, cité par Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin dans The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.100.
110- Cité de V.I. Brovkin, Behind the Front Lines of the Civil War: Political Parties and Social Movements in Russia, 1918-1922, Princeton: Princeton University Press, 1981, p.353, cité par Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin dans The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.101.
111- Krasnyi Mech, no: 1 (18 août 1919), p.1 cité par Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin dans The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.102.
112- Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin, The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.119.
113- Cité de Julian Gorkin, Les Communistes contre la révolution espagnole, Paris: Belfond, 1978, p.181; cité par Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin dans The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.342.
114- Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin, The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.29.
115- Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin, The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, pp.470-471.
116- Stéphane Courtois, Nicolas Werth, Jean-Louis Panné, Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek, Jean-Louis Margolin, The Black Book of Communism, Harvard University Press, 1999, p.4.
117- P.J. Darlington, Evolution for Naturalists, 1980, pp.243-244.
118- Edward E. Ericson, Jr., "Solzhenitsyn - Voice from the Gulag", Eternity, octobre 1985, pp.23-24.