LES EFFETS NEGATIFS DE LA MECREANCE SUR LE CORPS HUMAIN

De même qu'elle a des effets négatifs sur la vie sociale, la mécréance est néfaste pour le bien-être physique et spirituel de l'être humain.

Comme nous l'avons dit plus haut, les gens qui ne se soumettent pas à la morale islamique vivent dans un état de trouble et de stress permanent. Aussi souffrent-ils de nombreuses maladies psychologiques. Leur corps est frappé d'un vieillissement précoce. Leur souffrance spirituelle peut se répercuter sur leur organisme.

Ces effets négatifs peuvent s'avérer destructeurs même dans le cas des gens les plus sains, beaux ou jeunes. Des changements physiques tels que chevelure et regard ternes, perte importante de cheveux, voire calvitie, apparaissent chez des personnes encore jeunes. Pour des raisons psychologiques, la peau s'épaissit parfois, devient plus dure, perd de sa souplesse en très peu de temps et son aspect à lui seul témoigne de la mauvaise santé d'un individu. Il n'y a pas de doute que le fait de ne pas appliquer les recommandations du Coran en matière de propreté a un grand impact dans ce domaine. Ce sont des caractéristiques que l'on retrouve habituellement dans les sociétés où les gens ne respectent pas la morale islamique et ne suivent pas le Coran comme guide vers le droit chemin. Elles sont si courantes qu'elles sont considérées comme des phénomènes naturels. Ces êtres commencent à supporter les conséquences de leurs choix pour la mécréance dans ce monde et le pire reste à venir, dans l'au-delà.

Les croyants, eux, restent vigoureux et robustes vu qu'ils sont en bonne santé sur un plan psychologique et ne sont pas rongés par des sentiments de peine, de stress ou de désespoir. Comme ils placent leur confiance en Dieu, voyant le bien dans toute chose et la promesse des bonnes nouvelles annoncées par Dieu, tout ceci exerce un effet positif sur leur santé physique. Ceci s'applique à des gens qui ont une appréciation profonde de Dieu et en sont conscients au sens réel du mot.

Bien sûr, les croyants connaissent la maladie et la vieillesse, mais ces phénomènes naturels ne résultent pas de causes psychologiques comme dans le cas des mécréants: la maladie, le vieillissement et la mort sont des réalités inévitables pour l'humanité. Mais la nature rapide, intense et destructive de ces processus naturels est liée au mauvais état psychologique qui caractérise ceux qui ont choisi la voie de la mécréance. Une personne qui vit son existence dans un état d'esprit paisible, plaçant sa confiance en Dieu et cherchant le bien dans tout événement, sera naturellement heureuse et sereine et préviendra ainsi les maux qui pourraient altérer sa santé.

Une société qui méconnaît les valeurs religieuses est condamnée à rester privée de la paix et du bien-être que procure la religion. Elle sera confrontée à des troubles psychiques et à leurs répercussions physiologiques. La société actuelle nous en fournit bien des exemples.

De nos jours, deux maladies se présentent à notre esprit comme étant les maux de notre temps par excellence: le stress et la dépression. Ce ne sont pas seulement des maux passe-partout, mais ils sont également liés à des troubles physiques.

Les désordres les mieux connus comme étant liés à la dépression et au stress sont de type mental: accoutumance aux médicaments et insomnie. Ensuite il y a les problèmes dermatologiques et digestifs, les troubles liés à la pression sanguine, au foie et au système respiratoire, les allergies, la grippe, la migraine, les crises cardiaques et les congestions cérébrales. Bien sûr, il serait excessif de ramener tous ces maux au stress et à la dépression, mais il y a de nombreuses études scientifiques qui montrent que ces problèmes ont souvent une source psychologique.

Une vie dans laquelle les valeurs religieuses prédominent implique que l'on place sa confiance en Dieu et qu'on ait foi en le destin. Conscient que Dieu est l'ami de Ses serviteurs, le croyant se sent en sécurité en adoptant une attitude qui plaît à Dieu et qui lui vaut Son agrément. En définitive, faire de son mieux en toutes circonstances apporte la satisfaction qu'on éprouve lorsqu'on agit conformément à sa conscience. Même confronté aux pires situations, le croyant sait qu'il s'agit d'un test décrété par Dieu et se comporte ainsi que le Coran le prescrit. Il ne tombe jamais dans le désespoir ou l'accablement. Gardant à l'esprit que son but est la vie éternelle de l'au-delà, il estime que l'essentiel est d'agir d'une façon qui lui vaudra une rétribution pour l'éternité. Du fait de sa forte foi en Dieu, les événements les plus fâcheux en apparence ne sauraient l'abattre ni le faire sombrer dans le chagrin. Par conséquent, son esprit toujours calme et positif lui donne une constitution solide.

Il y a un fossé énorme entre ceux qui vivent selon les valeurs de la religion et ceux qui s'en écartent. La principale ambition d'un mécréant consiste à "profiter au maximum de la vie" et à préserver sa vigueur et sa santé à cette fin. Alors, il attache une grande importance au corps qui lui permet de réaliser cette ambition, car c'est pour lui ce qu'il y a de plus utile à faire. Il est évidemment dans l'erreur. La violation des préceptes du Coran le mène à sa ruine plutôt qu'elle ne le fait accéder à une vie épanouie. Avant de subir le châtiment éternel qui l'attend dans l'autre vie, il commence dès cette vie à goûter au supplice. Dans cette optique, son corps entretenu pour jouir de toutes les joies de la vie est exposé à tous les dégâts et les préjudices.

L'âme humaine tout comme le corps ont été créés par Dieu pour participer conjointement à la vie religieuse de l'homme. Ils sont destinés à un système régi par les valeurs religieuses et sont de ce fait dotés des attributs nécessaires. Quand le corps est employé à d'autres fins que celles auxquelles il est destiné, il est condamné à sa perte. En effet le corps et l'esprit humains sont fusionnés et agissent en symbiose. Créés par Dieu, ils doivent être utilisés conformément au but de leur création.

Dans les chapitres précédents, nous avons montré comment l'âme humaine est passible de grands tourments tant que les hommes ignorent délibérément les principes établis par Dieu. Ceux qui agissent ainsi sont victimes de maux d'ordre physique. L'étroite relation entre le corps et l'esprit se manifeste dans les nombreux exemples dont regorge la société. On constate que les gens joyeux et sereins, ceux qui prennent la vie de façon positive et voient un bien dans tout ce qui leur arrive, et qui ne sont pas en proie au pessimisme, restent vigoureux longtemps, leur vieillissement est beaucoup moins rapide que chez d'autres. Pourquoi les magazines de santé insistent-ils sur le fait que leurs lecteurs devraient être positifs dans la vie? Parce que c'est le gage d'une existence heureuse! Ce qu'ils recommandent en général, c'est de rester calme et optimiste dans toutes les situations. Mais si on examine ces propos avec soin, on voit que seul celui qui suit les enseignements de la religion peut atteindre cet idéal. Sans une complète adhésion aux valeurs du Coran, nul ne peut venir à une parfaite maîtrise de son tempérament.

Le stress est un mal inévitable lorsque les valeurs de la religion sont bafouées

Le stress, est un fléau terriblement répandu. Il est appelé également le mal universel et peut avoir des origines psychologiques. C'est un état de tension qui affecte d'abord l'esprit puis le corps. Il est causé par des sentiments de crainte, d'insécurité, de désespoir, d'anxiété et de peurs telles que celle de perdre son emploi, ou par des soucis de santé, ou encore par des événements tristes, comme la perte d'un membre de sa famille.

Le corps répond à cette situation de stress par des réactions biochimiques. Le taux d'adrénaline dans le sang augmente, accompagné par un pic du niveau de la consommation d'énergie et l'accélération des réactions physiologiques. Pendant ce temps, le sucre, le cholestérol et les acides gras circulent dans le sang, la pression sanguine s'accroît et le rythme cardiaque s'emballe.

Un état de stress chronique provoque des dégâts graves dans le corps, surtout au niveau physiologique. Du fait du stress, les taux de cortisol et d'adrénaline augmentent de façon dramatique. Le glucose arrivant au cerveau entraîne une augmentation du taux de cholestérol, ce qui est dangereux pour l'organisme. Le stress chronique favorise les maladies cardiaques, l'hypertension, les ulcères, la dépression, les maladies liées au système respiratoire, l'eczéma, le psoriasis et beaucoup d'autres désordres psychosomatiques.

On constate dans de nombreuses études scientifiques qu'il y a une étroite relation entre le stress, la tension et la souffrance causée par le stress. Selon ces études, la tension induite par le stress entraîne une contraction des veines qui à son tour empêche le sang d'irriguer convenablement certaines régions du cerveau. Ce processus finit pas réduire considérablement la quantité de sang qui parvient à ces parties et cette privation, si elle s'étale sur une longue période, porte préjudice aux tissus. Sous l'effet du stress en effet, les tissus ont besoin de plus d'oxygène, mais comme ils sont insuffisamment ravitaillés en sang, les récepteurs spécifiques de la douleur sont mis en alerte. Parallèlement, pendant la tension, l'adrénaline et la noradrénaline, hormones agissant sur le système nerveux, sont sécrétées en abondance, ce qui augmente directement ou indirectement la tension des muscles. Cette tension est cause de douleur et ainsi commence un cercle vicieux où la douleur engendre la tension, où la tension mène à l'anxiété et l'anxiété cause une douleur plus grande.

L'un des plus graves dysfonctionnements susceptibles d'être provoqués par le stress est la crise cardiaque. De nombreuses recherches montrent que les gens soumis à des agressions, à l'anxiété ou vivant dans une atmosphère de compétition sont les plus enclins à avoir des attaques, alors que ceux qui s'efforcent de maîtriser ces facteurs sont plus épargnés par ce mal. Selon les savants, une stimulation excessive du système nerveux sympathique, initiée simultanément par l'hypothalamus, cause une sécrétion excessive d'insuline, ce qui constitue une menace sérieuse pour la santé, puisqu'aucune des conditions qui mènent aux maladies cardio-vasculaires n'est aussi préjudiciable qu'un excès d'insuline dans le sang.

C'est un état anormal pour le corps humain et sa persistance pendant une longue durée porte préjudice à la santé et à l'équilibre général du corps.

Les effets négatifs du stress sur le corps sont les suivants, en résumé:

  • Préoccupation, inquiétude: on ressent de l'anxiété car on craint de ne pouvoir maîtriser les sources de tracas qui jalonnent sa vie
  • Transpiration excessive et le besoin fréquent d'aller aux toilettes
  • Changement de la voix: la voix est balbutiante, tremblante
  • Hyperactivité: brusques explosions d'énergie, incapacité de contrôler un diabète
  • Insomnies, cauchemars
  • Maladies dermatologiques: acné, fièvre, eczéma, psoriasis
  • Troubles gastro-intestinaux: indigestion, ulcères gastriques, nausée
  • Tensions musculaires: claquement de dents, douleurs à la mâchoire, à la nuque, au dos, aux épaules
  • Infections bénignes: grippes etc.v
  • Migraine
  • Tachycardie, douleur à la poitrine, pression artérielle élevée
  • Désordres liés au foie, rétention d'eau
  • Désordres liés au système respiratoire: on a le souffle court
  • Allergies
  • Crises cardiaques
  • Faiblesse du système immunitaire
  • Diminution de la taille du cerveau
  • Sentiment de culpabilité, insécurité
  • Confusion, jugement faible, incapacité à rationaliser,
  • mauvaise mémoire
  • Grand pessimisme, forte conviction que tout va mal
  • se passer
  • Difficulté à rester tranquille
  • Difficulté à se concentrer
  • Nervosité, irascibilité
  • Tendance à l'irrationalité
  • Anorexie ou boulimie

Ceux qui ignorent les bénéfices apportés par les valeurs morales de l'Islam et en sont éloignés, sont condamnés à vivre ce tourment que l'on appelle stress. Aussi longtemps qu'ils restent figés sur leurs positions et leur conception de la vie, ils n'ont aucune chance de s'en sortir. Cette conclusion ressort clairement des recommandations données par les experts pour surmonter le stress. Un exemple suffira à le montrer. Par exemple, l'un des commandements de la religion de Dieu est d'apprendre à maîtriser sa colère. Les experts font le commentaire suivant sur la colère qui est considérée comme un des principaux facteurs de stress: "Gardez votre sang-froid, même si la situation est irritante. Ne recourez pas à la violence sauf en cas de légitime défense, même si vous pensez avoir des raisons de le faire."

Comme nous l'avons vu, chaque fois que l'individu parvient à rester serein et calme, il a plus de chances d'éviter de développer certaines maladies. C'est un fait scientifique. Il est évident que cet état d'esprit, caractérisé par la paix et le bien-être, ne peut être atteint qu'à travers la religion.

Les défaillances immunitaires résultent du stress

Il y a une étroite relation entre le stress et le système immunitaire. Le stress psychologique a un impact très négatif sur le système immunitaire. Il le détruit, le ravage. Sous l'effet du stress le cerveau augmente la production de cholestérol dans le corps et affaiblit le système immunitaire. En d'autres termes, le cerveau, le système immunitaire, et les hormones sont en étroite relation.

Les études menées sur le stress psychologique et physique révèlent qu'après un stress de longue durée, la résistance du système immunitaire diminue en rapport avec l'équilibre hormonal de l'organisme. Il est aujourd'hui bien établi que de nombreuses maladies dont le cancer, apparaissent et s'aggravent sous l'effet du stress.

C'est pourquoi un esprit paisible, une disposition d'esprit marquée par la sérénité restaurent l'équilibre du corps. Cela entrave l'émergence de facteurs contribuant aux maladies. Le fait d'avoir foi en Dieu nous dote d'une conception de l'existence qui nous permet d'obtenir un état mental et une constitution solides. Le fait d'opter pour une attitude positive face à tout événement est considéré comme un acte d'adoration pourvu qu'on le fasse en vue de rechercher l'agrément de Dieu. Le Coran enseigne aux croyants d'avoir constamment l'espoir et de placer leur confiance en Dieu. La morale du Coran les aide à accéder à l'autre monde tout en leur donnant une vie heureuse et épanouie en ce monde. Ce n'est là qu'une infime partie - qu'on puisse apprécier dans ce monde - des bienfaits que Dieu promet à ceux qui se tournent vers Lui et veulent recevoir Sa guidée. Bien sûr, cela ne veut pas dire que les croyants ne sont jamais confrontés à la maladie ou à des situations difficiles. Seulement, comparés à d'autres, ils ont moins de risque de développer des maladies puisqu'ils ne connaissent pas le stress et ce type de dispositions négatives.

Il est un point à rappeler qu'on ne vit pas selon les enseignements de la religion simplement pour échapper aux maladies. Mais c'est un fait qu'en plaçant sa confiance en Dieu et en appliquant les lois qu'Il a fixées, on accède à un certain bien-être physique et moral. En d'autres termes, le fait que les croyants soient en bonne santé est une conséquence de leur forte foi et de leur ferme attitude spirituelle.

En des termes simples, l'homme du 21ème siècle n'a besoin que d'une chose: se tourner vers sa nature originelle, celle que Dieu a créée pour lui, et se conformer aux principes de la religion. Autrement il sera perdant dans ce monde et dans l'autre. Outre les difficultés mentales et psychologiques qu'il rencontre, il souffre d'une santé précaire, prélude à de plus grands tourments dans la vie future. De leur côté, les croyants, du fait de leur loyauté envers Dieu et de leur attachement à la religion, connaîtront toujours la félicité et une vie d'abondance.